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Après avoir recherché le geste sûr, repousser les limites du corps pour mieux exprimer les sentiments voulus.

Apprendre à apprivoiser la fugacité d'un mouvement imprévu, la chorégraphie se resserre et s'amenuise peu

à peu. Les changements de positions commencent à ralentir, diminuent et se calment. Cela ne ressemble plus

qu'à une impulsion, une respiration et ce flux d'énergie qui l'a animé durant près de 15 ans, se centre et se

concentre. De toute cette écriture corporelle, seule la main continue à se mouvoir. La main du peintre.

De ce fait l'expérience est là, et il sait que le geste n'est que le moyen et que ce n'est pas ce qui lui sert

à peindre. Il trouve l'idée, comprend d'où elle vient, ce qui la forge, qui créer l'envie, le désir de peindre.

Atteindre ce point de réflexion maximal ou il se meut en enthousiasme immuable, de travailler parfois durant

des mois sur une toile. Cette volonté à ne rien lâcher dans son petit atelier, le pousse peut-être à accepter de

se voir tel qu'il est; quelqu'un qui tente d'entretenir et de cultiver autant sa capacité à imaginer, que son désir

de rester libre.

Mais cet espace est un espace de vérité. Vérité qui modifie son amour de la matière, de la chair, de

l'humain, en passion de peindre.

L'espace le hante, le poursuit. Peut-être est-ce l'écho d'un passé monastique.

Doit-on y voir une corrélation dans le soin qu'il met à s'exprimer sur des grands formats? Peut-être.

Quoi qu'il en soit, il en ressort une approche humaine et picturale. Empreinte de violence, de noirceur. Corps

sans tête, mutilés, déchirés, versant un peu de sang soutenu par des couleurs intenses et profondes.

Mais pour lui cela est juste le moyen de transcrire, de combattre l'ignorance, l'aveuglement, la perte de tout

sens moral, de conscience, d'identité, d'humanité.

Jean-marc Bocchi peint pour marquer les consciences, car il reste persuadé que l'art doit résonner dans nos

esprits comme une alarme incessante. Une sirène qui nous fait réfléchir sur ce que l'on voit et ce que l'on

refuse de voir.

 

L'envie par l'artiste peintre Jean-Marc BOCCHI